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29 - RAF - 1943/02/13 F
Handley Page Halifax B Mk II (W7885 code TL-B)
Landeleau, " Leing-ar-Menez " (29)
(contribution : Philippe Laroyenne, Daniel Dahiot, Philippe Dufrasne, France Crashes 39-45)


Handley Page Halifax Mark II " TL-P " No. 35 Squadron
“Halifax BII,” collection Thomas, Arthur Froude (Album 4) - IBCC Digital Archive, link.

Equipage (No 35 Squadron) :
- Flying Officer (pilote) James Copeland THOMAS (RCAF, matricule J/10162 ou J8390), évadé.
Echappe de peu à l'arrestation et rejoint la Suisse avec l'aide des cheminots. Il y reste jusqu'en août 1944.
- Sergeant (bombardier) Richard MARTIN (RAF, matricule 1076885), évadé.
Né le 6 août 1914, St Annes-on-the-Sea , Lancashire (Angleterre).
S'échappe avec l'aide du réseau Pat O'Leary via les Pyrénées, l'Espagne et Gibraltar.
Revient en Angleterre le 24 juillet 1943.
- Flying Officer (navigateur) Gordon Henry François CARTER (RCAF, matricule J/11213), évadé.
Né le 1er juin 1923, Bronxville, New-York (USA).
S'échappe avec l'aide du réseau Pat O'Leary sur le bateau Dalc'h Mad en avril 1943.
Revient en Angleterre le 9 avril 1943.
- Sergeant (mécanicien) Daniel Christie YOUNG (RAF, matricule 979344), prisonnier.
Capturé le 3 mars 1943. Prisonnier n° 1166, Stalag Luft I/VII/IV/XI-B.
- Flying Officer (mitrailleur) William Joseph " Bill " FREEMAN (RCAF, matricule J/10162), 21 ans, tué.

Photo Sandra Tizzard via Findagrave.com
Resté accroché à la queue de l'appareil, il s'écrase avec l'avion et décède 20 minutes plus tard.
né le 29 septembre 1921 à Newman, Bonner, Idaho (USA)
Cimetière communal de Carhaix (29).
- Sergeant (opérateur radio - mitrailleur) Edward Roland TURENNE (RCAF, matricule R/86205), évadé.
Né le 1er mars 1915, Saint-Boniface, Manitoba (Canada).
S'échappe avec l'aide du réseau Pat O'Leary via les Pyrénées, l'Espagne et Gibraltar.
Revient en Angleterre le 24 juillet 1943.
- Sergeant (mitrailleur) John Napoleon BARRY (RCAF, matricule R/135217), évadé.
Né le 20 juillet 1918, Montréal, Québec (Canada).
S'échappe avec l'aide du réseau Pat O'Leary via les Pyrénées, l'Espagne et Gibraltar.
Revient en Angleterre le 14 juillet 1943.
L'HISTOIRE
Le 13 février 1943, 8 bombardiers Halifax du No 35 Squadron sont désignés pour mener une attaque sur la base sous-marine de Lorient (56). Finalement 6 avions seulement vont décoller entre 18h14 et 18h23 de la base RAF Graveley, à Huntingdon, Cambridgeshire (Angleterre). Le Halifax W7885 codé TL-B fut touché par la Flak sur la cible et l'équipage abandonna l'appareil vers 20h45. Malheureusement, l'un des membres d'équipage, le Flying Officer Freeman, mitrailleur) resta accroché à la queue de l'appareil et fut tué lors du crash de l'avion.
♦ LES RAPPORTS D'EVASION DES MEMBRES DE L'EQUIPAGE RESCAPES
(source France Crashes 39-45).
- Sergeant John Napoleon BARRY :
(WO 208/3314/1299)
Mon récit est le même que celui du F/O Carter et est cité dans son rapport.
Annexe C - Pendant que le F/O Carter et moi séjournions à St-Méen (56), M. Guy Dubreuil* nous a donné 3 000 francs chacun. Le 21 mars 43, je suis allé chez Melle Madeleine Marchaix*, infirmière, habitant au 14 Place de l'Église, Carhaix ; je suis resté ici jusqu'au 6 mai. C'est à cette époque que j'ai rencontré Val, dit Guillaume, qui m'a dit qu'il nous ferait passer jusqu'en Espagne.
Le 6 mai, Val nous a emmenés en train à La Pie (22), et de là via Rostrenen jusqu'à Saint-Brieuc. À Saint-Brieuc, nous avons pris le tram jusqu'à Étables, où je suis resté chez l'opérateur radio de Val. Pendant que j'étais là, Val m'a donné une nouvelle carte d'identité. Le bateau annoncé pour nous évacuer n'étant pas arrivé, Georges Jouanjean* (il sera arrêté en mai 44 et déporté à Auschwitz – N° 53656), un guide et moi avons décidé de quitter Étables car nous ne pensions pas pouvoir rester là en sécurité. Nous avons pris un train pour Plouézec, à 12 milles au nord-ouest d'Étables, et là j'ai pris contact avec un docteur Meynard (adresse inconnue) et lui racontais notre histoire. Il a dit qu'il ne pouvait pas nous aider lui-même mais qu'il nous mettrait en contact avec quelqu'un qui le pourrait. Il nous a emmenés chez la Comtesse de Mauduit*, au Château de Bourg Blanc, Plourivo. C'était une Anglaise qui avait passé la majeure partie de sa vie en Amérique. Nous lui avons dit que nous avions quitté le reste du groupe, y compris quelques Américains à Étables, et elle a dit qu'elle aimerait rencontrer les Américains. Aussi M. Jouanjean, que nous appelions " Joe ", et moi, l'avons reconduite à Étables. Cette nuit-là, je suis revenu à Plouézec et j'ai dormi dans un hôtel et le lendemain (8 mai), je suis retourné à Plourivo, à environ 12 km d'Étables.
Plus tard dans la journée, " Joe " est arrivé au Château de Bourg Blanc avec une dizaine d'autres membres du groupe. Les seuls noms dont je me souviens étaient Fitzgerald, Robertson, Marshall et Jack Luehrs qui étaient américains, les F/Sgts James et Smith, et les Sgts Hall et Groves, tous de la RAF. Le 27 mai, le F/Sgt Turenne, de mon équipage (maintenant à Gibraltar), est venu au château et, accompagné de " Joe ", nous sommes tous les trois allés à Paimpol. De là, nous avons pris un train pour Guingamp puis un express pour Paris. Pendant notre séjour chez la Comtesse de Mauduit, nous recevions la visite presque quotidienne de Mme Jeanine Guilaind (en fait Jeanne Guilaine*) et de Mme Corgau, qui habitent toutes deux à Paimpol. Elles nous apportaient de la nourriture.
Nous sommes arrivés à Paris le 28 mai et je me suis rendu à l'appartement d'Elisabeth [Campbell]* au 72 rue Vaneau. Le même après-midi, je me suis rendu à la gare d'Austerlitz où je devais rencontrer une personne qui devait être emmenée à Pau. Il y avait un contrôle à l'entrée principale et nous nous sommes donc rendus à l'arrière de la gare où un portail avait été laissé ouvert par un des agents du chemin de fer. Nous sommes arrivés à Dax (40) vers 22 heures et avons pris une correspondance vers Pau. À Orthez (64), un contrôle très approfondi des cartes d'identité a été effectué. Je voyageais sous le nom de Dubarry et j'étais censé être sculpteur sur bois. À Pau, nous avons été conduits dans un hôtel où nous nous sommes reposés quelque temps et, le 31 mai, nous sommes partis pour traverser les Pyrénées. En tout, nous étions maintenant une trentaine dans notre groupe. Nous avons fait une très mauvaise traversée, n'ayant que des rations pour une journée pour un voyage qui en a duré trois.
Le 3 juin, à Isaba, nous avons été arrêtés par la garde civile espagnole et emmenés dans une prison locale. Le reste de mon récit est tel que décrit dans l'annexe « C » au rapport du S/Ldr. Lefèvre [pilote du Spitfire Mk VI du No 616 Squadron abattu le 16 avril 1943 à Plouguin (29), au nord-ouest de Brest].
- Sergeants Edward Roland TURENNE et Richard MARTIN :
(résumé des rapports WO 208/3314/1314 & WO 208/3314/1315)
Le Sgt Turenne se pose dans un champ près de Spézet (29). Il est aidé peu après par Jean Canevet*, à Spézet où il reçoit nourriture, vêtements civils et couchage. Le 14 il est emmené dans une maison de Châteauneuf-du-Faou où il retrouve le Sgt Martin qui s'est posé près de la berge d'un canal puis le Sgt Young qui a la cheville foulée et enfin le F/O Thomas.
Ils sont hébergés sur Carhaix par MM. Georges Jouanjean*, Lebec* et Melle Correc* jusqu'au 17 où le groupe est emmené en train à Paris, chez la famille d'Armand Leveque*. Thomas reste chez M. Leveque, Martin va chez Mme Anne Lescure* et Turenne chez Gaston Maillard*.
Le 9 mars la Gestapo se rend dans la maison de M. Leveque, où seule son épouse est présente (elle sera arrêtée et déportée). Le Sgt Young n'a que le temps de sauter par une fenêtre et échappe à la capture. Le même jour, c'est au tour de la maison de M. Maillard où le Sgt Turenne peut s'échapper. Martin et Turenne sont alors envoyés à Maule, chez M. Jutteau*.
Le 20 mars, Martin revient à Paris chez Emile Bollinger* jusqu'au 31, puis jusqu'au 10 avril chez Henri Auble puis chez la Comtesse Hélène de Suzannet* pour une journée. Le 23 avril, avec de nouvelles identités, Martin et Turenne prennent le train pour St-Brieuc (22) puis Étables-sur-Mer où ils séjournent chez Jean Camard*. Le plan d'évacuation n'ayant pas fonctionné, Martin repart sur Paris le 12 mai chez M. Demongodin* à Asnières jusqu'au 26 puis chez Mme Wiame* avec le Sgt Bulman (observateur à bord d'un Halifax abattu le 12 mars 1943 à Mondrepuis, dans l'Aisne). Le 28, il prend le train avec 13 autres évadés pour Pau afin de rallier Gibraltar. Turenne ne repart pas sur Paris. Le 25 avril il se rend à Brest avec Jean Tromelin* puis à Saint-Nic sans résultat. Ils reviennent à Étables chez M. Camard, puis à St-Quai, puis au Château Bourg-Blanc chez la Comtesse Roberta de Mauduit à Plourivo (22) où se trouve Barry. Enfin, Turenne et Barry reviennent à Paris pour partir vers Gibraltar.
- Flying Officer Gordon Henry François CARTER
(résumé du rapport WO 208/3312/1155)
Sitôt après s'être posé, il est emmené dans une maison à Kerlescoat, commune de Spézet, où il retrouve le Sgt Barry. Ils passent la nuit et se dirigent ensuite vers Pont-Rouge, ouest de Priziac (56) via Gourin, où ils passent la nuit dans une ferme. Le lendemain, 15 février, ils rejoignent à pied Guémené-sur-Scorff et prennent un bus pour Pontivy. Arrivés, ils sont abordés dans un café par un homme, M. Pierre, qui leur montre un bouton de la RAF et leur dit que le F/O Thomas est déjà dans les mains d'une organisation recevant armes et munitions. Il les mène chez Guy Dubreuil de St-Méen où ils restent jusqu'au 8 mars, se faisant passer pour des réfugiés de Lorient. Ils vont ensuite à Ploërmel où le secrétaire de mairie leur fournit des cartes d'identité et des coupons pour habits et chaussures.
Ils sont rejoints par un Américain, Clairborne Wilson (mécanicien à bord du B-17 s/n 42-5717 tombé à la Ville Dan, commune de Guillac (56), le 16 février 1943), récupéré par un fermier près de Josselin (56). Avec Dubreuil, ils se rendent en taxi à Plouégat (29) puis à pied à Morlaix et en train à St-Pol-de-Léon. Ils passent la nuit à l'Hôtel des Voyageurs.
Suite à un message de la BBC, ils se rendent sur une plage au NE de Bougourouan mais le bateau n'étant pas au rendez-vous, ils retournent à St-Pol. Trois jours plus tard, n'ayant pas de nouvelles de la BBC, ils retournent à Pontivy par le train. Deux membres de l'organisation, le Chef de la Police et Henri Clément*, les prennent en charge et les emmènent à l'Abbaye Notre-Dame de Timadeuc près de Bréhan (56) pour 3 jours. Ils partent pour La Pie, près de Carhaix-Plouguer, avec Georges Jouanjean (Joe) et un Américain, Robert Biggs (co-pilote du B-17 s/n 42-5378 tombé à Ploemeur (56) le 6 mars 1943). Le 19 mars, ils prennent le train pour Morlaix puis pour Paris chez M. Leveque mais la Gestapo s'y trouve. Le 20 ils reprennent le train en direction de la Bretagne. Carter est logé chez Raymond Cougard* à Gourin pendant 2 semaines.
Le 5 avril, Joe emmène Carter à Douarnenez (29) avec 2 Français. Ils passent la nuit chez Claude Hernandez*. Le 6 il est pris en charge par Louis Marec*, le patron du bateau de pêche bateau Dalc'h Mad. Ils ont rendez-vous avec 14 autres Français. Le prix du passage est de 4 000 francs par personne et la part de Carter est payée par l'Abbé Cariou* de Plogonnec. Ils quittent le port de Tréboul le 7 à 8h45. Cinq hommes sont sur le pont en tenue de pêcheurs, les autres étant cachés dans la cale. Le patron signale au douanier allemand qu'il se rend à Douarnenez. Arrivé là, un autre douanier les interpelle mais Claude Hernandez fait diversion en disant qu'on lui a volé un drap dans sa voiture. Le patron en profite pour prendre la mer et le bateau arrive à Penzance (une station balnéaire et un port situé dans le district de Penwith dans le sud-ouest de l'Angleterre, en Cornouailles) le 9 avril 1943.
Un autre document d'archives rapporte le fait suivant : " Le 9 avril 1943, à 10h00, un bateau de pêche français est arrivé de la Pointe Lizard et un homme est venu à terre indiquant qu'il était le F/O Gordon Henry Francis Carter de la RAF. Il affirme qu'il a été abattu lors d'un raid de bombardement sur Lorient en France dans la nuit du 13 février 1943 et il s'est échappé avec les autres occupants du bateau de pêche. Il a été détenu en garde à vue pour l'enquête, le bateau a accosté à Penzance avec 18 occupants, qui étaient tous de sexe masculin ".
* toutes ces personnes ont été répertoriées comme " helpers " par les américains à la fin de la guerre (voir annexes)
♦ RESUME DU RAPPORT DE PERTE K.20
(source : The National Archives via France Crashes 39-45).
Le Halifax est touché par la Flak à plusieurs endroits quelques instants avant d'atteindre la cible. Il y a un grand trou dans le plexiglas du nez côté bâbord. La caméra type 35 et le système intercom du bombardier sont détruits et il a aussi un grand trou dans le fuselage au niveau de la tourelle supérieure. Le bombardement est effectué et le pilote prend un nouveau cap pour larguer des fusées éclairantes et des marqueurs T.I. Après largage, le mitrailleur arrière signale que le moteur externe bâbord est en feu. Après mise en drapeau de l'hélice et coupure de l'alimentation en carburant, l'extincteur Graviner est mis en action sans résultat. Une plongée de 4 000 pieds est sans effet et les flammes gagnent l'intérieur. Le pilote donne alors l'ordre d'évacuer en parachute. Tous peuvent sauter et sont saufs, hormis le mitrailleur arrière retrouvé à côté de l'épave. Il est possible que son parachute se soit accroché à l'avion. Le pilote a eu quelques difficultés pour quitter l'avion, son parachute s'étant accroché sur le côté de la trappe d'évacuation. Le mécanicien a dû sortir son parachute du sac à la main, l'extracteur ne fonctionnant pas. Il s'est foulé la cheville à l'atterrissage. Le mitrailleur, Sgt Barry, a atterri sur une colline et a perdu connaissance par le choc.
IN MEMORIAM
♦ Tombe de William Joseph Freeman, cimetière communal de Carhaix (29).
(source : Rob Vogels via Findagrave.com)

ANNEXES
♦ Operational Record Book du Squadron 35 pour la date du 13 février 1943 (AIR-27-380-3_page 2)
(source : The National Archives sauf mention contraire)

Sur ce document, nous apprenons que sur les 8 avions prévus initialement pour la mission, deux ont été retirés avant le décollage.
On lit également que le Halifax codé " B " n'est pas rentré, qu"'il n'a pas communiqué après le décollage et qu'il était commandé par le
Flying Officer J.C. Thomas. Les cinq avions restant ont attaqué la cible dans de bonnes conditions et ont déclaré que le raid était un succès.
♦ Operational Record Book du Squadron 35 pour la date du 13 février 1943 (AIR-27-380-4_pages 11 &12)
(source : The National Archives sauf mention contraire)


Sur ce document, qui indique la composition des équipages pour la mission du 13 février 1943, on apprend que le Halifax TL-B a décollé à 18h20
pour l'attaque de la base de Lorient et que plus aucun message ne fut entendu après.
♦ Liste des " helpers " ayant contribué au sauvetage des membres d'équipage de l'avion.
Ces personnes disposent d'un dossier aux archives de Washington, aux USA.

Monsieur Guy Dubreuil, de Saint-Meen dans le Morbihan proche, a été listé mais apparemment les informations n'ont pas été tracées.

L'ortographe de Melle Marchaix reste à définir (Marchaix ou Marchais ?).

Georges JOUANJEAN fut déporté pour avoir caché des aviateurs. Il fut décoré de la British Empire Medal et sa famille reçut 50 000 francs.

La Comtesse Roberta Betty de Mauduit fut déportée à Ravensbruck mais survécut. Elle reçut 60 000 francs pour son courage
et fut décorée entre autres de la King's Medal for Courage (à noter KMC tapé par dessus KMS qui signifie King's Medal for Service).

Jeanne Guilaine fut répertoriée à la même adresse que la Comtesse de Mauduit alors qu'elle habitait Paimpol.

Fiche d'Elisabeth Barbier Campbell.

Fiche de Jean Canevet.

Jean Le Bec et sa femme ont été décorés de la King's Medal for Service.

Fiche de Melle Correc (et de sa mère Marie-Louise, veuve).

Ce document révèle que malheureusement la famille Leveque fut déportée et qu'Armand Leveque décéda. Pour son sacrifice, il reçut
de la part de la Grande-Bretagne un " certificat 17 " tandis que sa veuve Marcelle et sa fille Andrée reçurent toutes deux
la King's Medal for Courage. De plus, il fut versé 360 000 francs à la veuve (vraisemblablement pour la perte de son mari)
ainsi que 27 000 francs et 23 000 francs à Andrée Leveque.

Anne lescure et son fils Jean furent tous deux déportés. Ils furent récompensés par un " Certificat 17 " et 25 500 francs
furent versés à chacun d'eux.

Fiche de Gaston Maillard

Fiche de Lucien Jutteau

Fiche d'Emile Bollinger

La Comtesse de Suzannet s'est vu remettre un Certificat 17 par le Royaume-Uni.

Jean Camard et sa femme Josephine ont été décorés de la King's Medal for Service tous les deux, et se sont vu remettre
25 000 francs et des vêtements.

Lucien Demongodin à reçu 6 000 francs en compensation des dépenses qu'il avait fait pour les aviateurs.

Mme Gabrielle Wiame a été reocnnue Membre de l'ordre de l'Empire Britannique (MBE : Member of the Order of the British Empire)
et a reçu 60 000 francs en compensation des dépenses engendrées pour aider les aviateurs.

Jean Tromelin et son fils Janic ont été décorés de la King's Medal for Service.

Ce document nous informe qu'Henri Clément fut déporté et qu'il est mort en déportation. Il reçut une " King's Commendation for Brave Conduct "
(reconnaissance de bravoure par le Roi d'Angleterre) et sa veuve reçut 240 000 francs.

Raymond Cougard fut déporté et il reçut de la part de la Grande-Bretagne la King's Medal for Courage.
De plus, il lui fut versé 26 000 francs.

Fiche de Claude Hernandez.

Fiche de Louis Marec, patron du bateau de pêche Dalc'h Mad.

Fiche de l'Abbé Cariou (ortographié ici avec un s).
♦ Extrait de la Gazette de Québec, du 21 octobre 1944.
Cet article de journal liste les aviateurs portés manquants en mission et précise s'ils sont toujours portés disparus, prisonniers ou échappés. On y voir que James Copeland Thomas est déclaré sauf. On apprend que son père s'appelle G.R.W. Thomas, de Stouffville dans l'Ontario. A noter la coquille sur le grade de Thomas : " Liuetenant " et non " Lieutenant ".

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